Un envoi qui reprend là où il s'est arrêté
Le fichier est découpé en morceaux envoyés un par un vers le stockage cloud. Si l'un échoue, il est rejoué seul : le réalisateur ne recommence pas son envoi depuis le début parce que sa connexion a coupé.
La plateforme d'un festival de cinéma en ligne qui reçoit chaque année des milliers de courts métrages. Dépôt de fichiers lourds, contrôle automatique, publication sur YouTube et vote du public : tout passe par la même application.
Le projet
Le Nikon Film Festival reçoit des milliers de courts métrages de deux minutes, déposés sur quelques semaines. Chaque envoi pèse plusieurs centaines de mégaoctets, souvent depuis une connexion domestique.
Une plateforme classique ferait transiter ces fichiers par son serveur, qui s'effondrerait le jour de la clôture. Ici, le navigateur découpe le film et l'envoie directement sur le stockage cloud. L'application ne fait circuler que des autorisations et des décisions : aucun octet de vidéo ne passe par elle.
C'est ce choix d'architecture qui permet à un serveur unique d'absorber une campagne de dépôt entière. Le reste (inscriptions, votes, notation des jurys, back-office, projections) est un travail applicatif dense mais classique.
Fonctionnalités
Le dépôt est la partie la plus exigeante du produit : il ne doit ni saturer le serveur, ni perdre un envoi à mi-chemin.
Le fichier est découpé en morceaux envoyés un par un vers le stockage cloud. Si l'un échoue, il est rejoué seul : le réalisateur ne recommence pas son envoi depuis le début parce que sa connexion a coupé.
Le règlement impose deux minutes. Un service d'analyse mesure la durée réelle du fichier dès son arrivée et refuse tout de suite ce qui sort de la tolérance, avec un motif clair : trop long, trop court ou illisible. Le réalisateur corrige avant la clôture, au lieu de l'apprendre trois jours plus tard.
Les films validés sont envoyés sur la chaîne du festival, ajoutés à la playlist de l'édition, puis les droits sont revendiqués et la politique de diffusion appliquée. La mise en ligne publique est déclenchée d'un coup à l'ouverture de la compétition.
Un concours ouvert au public attire les campagnes de mobilisation : cent proches qui votent une fois puis quittent le site. Le poids de chaque vote augmente avec le nombre de films que le votant a réellement soutenus. Une voix qui a parcouru le catalogue pèse deux fois et demie celle qui n'a vu qu'un seul film.
Réalisateurs et spectateurs, jury officiel, jury presse, équipe du festival : chaque population a son espace de connexion et son propre compte, séparés au niveau de la base. Un juré n'est pas un visiteur avec une case cochée en plus.
Les membres du jury notent les films dans une interface qui leur est propre, séparée du site public. Le back-office pilote les éditions, la modération, les projections et les envois d'e-mails.
Approche
Le stockage, la diffusion et l'analyse des vidéos sont confiés à des services spécialisés. L'application garde ce qu'elle fait le mieux : les règles du festival, les droits d'accès et les décisions.
Les scores sont recalculés par lots plutôt qu'à chaque clic. Le classement ne tremble pas pendant une campagne de mobilisation, et le calcul reste tenable même avec des dizaines de milliers de votes.
Verrous pour éviter deux traitements simultanés sur le même film, limitation du nombre de requêtes, protection anti-robot, en-têtes de sécurité, données entrantes typées avant d'être utilisées. Une plateforme ouverte au public est exposée par nature.
Analyse statique du code à un niveau exigeant, montées de version outillées, environnement local reproductible. Une plateforme qui revient chaque année doit pouvoir évoluer sans être réécrite.
Chaque projet est documenté avec sa stack technique réelle.